il cache souvent un biais cognitif puissant.
Le biais du perfectionnisme.
La pensée fonctionne de manière très simple « Si ce n’est pas parfait, ce n’est pas acceptable. »
Le cerveau transforme alors chaque projet en examen. La moindre imperfection devient une preuve que quelque chose ne va pas. Ce biais est proche d’une logique mentale bien connue en psychologie la pensée tout ou rien.
Un travail est soit excellent, soit mauvais. Une décision est soit juste, soit une erreur. Une action est soit réussie, soit un échec.
Entre les deux, il n’y aurait rien !?
Dans la réalité, la plupart des choses progressent par approximations successives. Mais le cerveau perfectionniste refuse souvent cette idée. Ce fonctionnement apparaît fréquemment chez les personnes dont la stratégie intérieure correspond au type 1 dans le système de l’enneagram. Le type 1 cherche profondément à faire ce qui est juste et correct. Sa peur fondamentale est plus exigeante qu’elle n’en a l’air.
La peur d’être mauvais ou fautif.
Avec le temps, cette exigence peut devenir une sorte de juge intérieur permanent. Avant d’agir, la question implicite devient « Est-ce irréprochable ? » Et si la réponse n’est pas certaine, l’action est repoussée.
Ce mécanisme donne parfois l’impression de manquer de confiance. En réalité, il s’agit souvent d’un excès de responsabilité intérieure.
La personne veut bien faire. Mais cette intention bloque l’action.
Une approche intéressante consiste à inverser la logique.
Au lieu de chercher à faire quelque chose de parfait, on peut chercher à produire volontairement une première version imparfaite.
Un exercice simple consiste à se donner une contrainte volontaire.
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Créer une version imparfaite en trente minutes.
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Écrire un texte imparfait.
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Dessiner un schéma approximatif. Proposer une idée incomplète.
L’objectif n’est plus la perfection. L’objectif devient le mouvement.
Cet exercice fonctionne parce qu’il change la règle mentale. Le cerveau perfectionniste n’est plus jugé sur la qualité finale mais sur la capacité à agir.
Paradoxalement, beaucoup de projets avancent enfin à partir de ce moment-là.
Dans le prochain article, nous verrons un autre biais fréquent celui qui nous pousse à croire que les autres possèdent quelque chose qui nous manque.
Merci de votre lecture
Merci d’avoir pris le temps de lire cet article. J’écris régulièrement sur la confiance en soi, la clarté intérieure, les compétences humaines, et toutes ces petites choses qui transforment une vie de manière durable. Si un point vous interpelle, je vous invite à laisser un commentaire ou à me poser une question.
Article d’origine : Blog de CoachingSeries https://www.coachingseries.com
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Patrick de Sépibus est le fondateur de CoachingSeries.com et ConfianceAbsolue.com. Senior Consultant chez OTP, il accompagne dirigeants, équipes et particuliers dans leur évolution. Pour recevoir automatiquement ses prochains articles, suivez-le sur LinkedIn ou Facebook : Profil LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/patrickdesepibus/